Auteur Sujet: Chroniques du Ciel : Drame en Flammes au Soleil Levant pour Sabruna  (Lu 81 fois)

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Drame en flammes au Soleil Levant.

Le vol  5449211 de Sabruna parti de Paris à 10H30 locales s’est terminé dans les flammes en bordure de rizières nippones entre Ohara et Onjuku dans la préfecture de Chiba au Sud Est de la capitale. Le crash a lieu en phase de descente peu avant l’approche finale. Aucun des 142 passagers n’a survécu au crash et l’équipage lui aussi a été décimé. La majorité des passagers étaient nippons mais le Quai d’Orsay a annoncé quelques heures après le drame une trentaine de ressortissants français au nombre des victimes.

Le gouvernement japonais a exprimé sa plus grande sollicitude aux familles frappées par le drame. Le crash a eu lieu à 21H07 (heure de Paris) soit en matinée au Japon.
Le temps était relativement clément avec une nébulosité légère de 2 Octas et un vent du sud de 10 nœuds. Des fonctionnaires du BEA sont attendus à Tokyo dans les heures à venir pour rejoindre leurs confrères du JTSB. La récupération des enregistreurs de vol a été possible dans les heures qui ont suivi le crash une fois l’incendie maîtrisé, l’arrière de l’appareil ayant été relativement épargné par les flammes. L’appareil, un B707-320B,  est un modèle assez ancien qui n’est plus produit par Boeing mais dont plusieurs centaines d’exemplaires sont encore en service. Il devait atterrir sur la piste 34L  et amorçait son virage à l’approche du VOR d’Onjuku. C’est durant ce virage que l’appareil a subi un évènement soudain et a dévié brusquement vers le Nord, perdant rapidement de l’altitude. Quelques témoins oculaires de la chute du Boeing 707 affirment que ce dernier laissait échapper des débris et des flammes. La trajectoire de l’appareil n’était pas maîtrisée mais en larges lacets avec un roulis prononcé. Plusieurs automobilistes confirment la chute de débris dans la zone peu urbanisée d’Oharadai non loin d’un parcours de golf. Les autorités se refusent pour l’instant à authentifier ces débris comme ceux du B707.

Les circonstances du crash sont mal définies mais les autorités du contrôle aérien ont laissé filtrer qu’il s’agissait d’une collision avec un appareil de tourisme en VFR. Les débris épars d’un Piper PA-23 Aztec auraient été retrouvés à plusieurs kilomètres de l’accident sur le littoral. Pour des raisons inconnues l’appareil aurait transgressé la séparation verticale imposée sans répondre aux injonctions du contrôleur. La prudence reste cependant de mise dans l’attente de l’analyse des conversations.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informé des détails des investigations.


Le B707-320B sur le Taxiway




Le B707 en flammes sur le site du crash








Epave du 707



Carte du Secteur aérien



Carte d'approche
Le B707  suivait la trajectoire d'approche du SUD Ouest MICKY NR1 il s'est écrasé peu après son virage au niveau du  VORTAC
« Modifié: 13 avril 2019 à 16:54:02 par Lemarquis »

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Re : Chroniques du Ciel : Drame en Flammes au Soleil Levant pour Sabruna
« Réponse #1 le: 14 avril 2019 à 12:58:35 »
Drame en flammes au Soleil Levant avancée de l'investigation

Les autorités confirment la collision entre le B707-320B et un PA-23 non loin de Tokyo. Pour l’instant il est avéré que l’appareil privé équipé d’un transpondeur mode  C n’a pas répondu aux appels du contrôle d’approche pour maintenir une altitude permettant une évolution en toute sécurité. Bien au contraire le PA-23 a adopté un tau de montée notoire une minute avant la collision.

L’analyse des conversations entre le contrôle d’approche et le B707 montre que les pilotes avaient conscience d’un trafic présent au niveau de vol inférieur et qu’ils allaient le dépasser.
Cependant ils ne l’ont jamais eu en visuel. Une dizaine de secondes avant l’impact le contrôleur ordonne au B707 de remettre les gaz pour remonter au niveau de vol supérieur d’urgence et virer à droite.
L’enregistreur du cockpit démontre que les pilotes ont entamé leur descente et sont absorbés par l’approche. L’OPL se plaint plusieurs fois de ne pas voir le trafic. Le commandant ne le voit pas non plus mais se montre rassurant puisque le TCAS a repéré l’intrus à 10H. On entend distinctement le Traffic Advisory.  Les pilotes sont persuadés qu’il n’y a aucun risque à survoler le PA-23 qui évolue à une altitude très inférieure. Les choses se compliquent dans la dernière minute de vol où les pilotes entendent le TCAS ordonner une montée.  L’OPL hésite lâche un juron en poussant la manette des gaz. Le commandant confirme « monte, monte » ce à quoi l’OPL lâche « c’est une vieille dame ». Dans les dernières secondes l’OPL s’inquiète de la position de l’autre appareil alors que le contrôle demande de virer à droite.

Plusieurs questions se posent. Pourquoi l’appareil de tourisme n’a pas répondu au contrôle et pourquoi le B707 n’a pas réagi pour se dégager assez vite.
Il semble que le pilote privé recevait les communications de manière hachée, n'émettait que faiblement par intermitance et le contrôleur avait déjà du répéter plusieurs fois les consignes pour traverser la TMA. Un problème radio est probable mais c’est les carnets de maintenance qui intéressent le JTSB. Une mauvaise réception aurait pu faire exécuter aux pilotes des instructions qui ne lui étaient pas destinées. Quant au B707, il avait du ralentir étant arrivé avec une quinzaine de minute d’avance et le trafic se densifiant. Les moteurs tournaient sans doute à faible régime dans cette descente.  Toutefois ceci n’explique pas la lenteur apparente de l’OPL à tirer sur le manche. L’enregistreur des paramètres de vol devrait confirmer qu’il a perdu de précieuse secondes cherchant à interpréter ou confirmer les instructions du TCAS.  Rappelons que le TCAS intervient lorsqu’il estime une collision probable dans les 35s.

L’expertise de l’épave du PA-23 montre que l’appareil avait un fort régime moteur et surtout que le transpondeur était réglé sur 7600 ce qui signifie une panne radio. Le contrôleur n’a pas signalé cet état qui normalement est visible sur les écrans de contrôle.  L’analyse des enregistrements du centre de contrôle montrent que la permutation de mode à eu lieu 3 secondes avant l’impact. A ce moment le contrôleur tentait d’éviter le pire. Il est probable que le pilote privé ait été pris dans un effet tunnel cherchant obstinément à comprendre la panne radio, commutant et manipulant les boutons puis cherchant à la signaler. Cet effet bien connu, l’a sans doute mené à ne plus piloter son avion et à  se déconnecter des éléments primordiaux du VFR. Il est même possible qu’il ait interprété et exécuté certaines bribes de communications qui ne lui étaient pas destinées. Des experts en facteur humain se sont réunis plusieurs fois pour se faire une idée précise du scénario. Car si le PA-23 semble responsable de la collision, certains pensent qu’en l’absence de danger visible et concret, le temps de réaction de l’OPL face aux instructions du TCAS a été trop long.



Ce reportage fiction s'est inspiré du crash Vol 498 Aeroméxico percuté par un PA-28 en vol privé  mais aussi du crash du Vol 182 Pacific Southwest Airlines  percutant un Cessna 172 en vol privé.


Les photos de crash sont celles publiés dans les média US lors du crash d'un 707-300 Omega tanker.
« Modifié: 05 mai 2019 à 23:04:33 par Lemarquis »

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Re : Chroniques du Ciel : Drame en Flammes au Soleil Levant pour Sabruna
« Réponse #1 le: 14 avril 2019 à 12:58:35 »